Arbitre au GBCH : Portrait d’Antoine ICLEANU
Catégorie : Vie du club

Pas de match, ni de compétition sans arbitre

On aimerait compter sur le fair-play des joueurs et des spectateurs pour la bonne tenue des matchs. Mais il est difficile de faire preuve de neutralité lorsqu’il y a de part et d’autre l’objectif de victoire. C’est donc le rôle de l’arbitre de bien observer et analyser le jeu pour prendre des décisions justes pour les deux équipes. Chaque week-end de nombreux licenciés prennent le sifflet pour arbitrer. Et le GBCH peut aussi compter sur ses 5 arbitres officiels : 

Paul NEHAUME > Haut Niveau 3 HN3
Camille QUERE > Pré-Région DEP-1
Maeliss DELAHAYE > Départemental DEP-2
Carla FILATRE > Départemental DEP-2
Antoine ICLEANU > Stagiaire Départemental DEP-STG

 Cette semaine, découvrez le portrait de

Antoine ICLEANU
Arbitre Stagiaire Départemental DEP-STG

« Un conseil que je peux donner,
c’est d’y mettre les attitudes
et d’y aller à fond »

Quel est ton âge ?

J’ai 28 ans 
Dans quelle équipe joues-tu ? 
Senior 2
Quel est ton poste sur le terrain ? 
Poste 2/3
Depuis quand es-tu arbitre officiel ?
Depuis la rentrée 2023

Qu’est-ce qui t’a motivé à devenir arbitre officiel ?

Pour plusieurs raisons : Tout d’abord c’est un plaisir pour moi d’arbitrer. Je suis quelqu’un qui à une personnalité un peu de « justicier ». Je veux être le plus juste possible par rapport aux lois/règles qui constituent le basket.
Ensuite l’arbitrage me permet de m’investir au mieux dans le club : étant donné que j’aime ça, autant que ça profite à tout le monde.
Il y a aussi un peu une histoire de famille car mon père était arbitre de football officiel et plus jeune j’ai toujours souhaité faire comme lui. Donc je pense qu’inconsciemment ça a dû jouer. Au final pas dans le même sport car je me trouve plus épanoui au basket qu’au football (j’en ai pratiqué pendant 5 ans quand même mais ça n’a pas accroché).
Et enfin, et on ne va pas se mentir, le fait de recevoir une compensation financière par match arbitré pour arrondir les fins de mois (ahah).

Quel est ton plus beau souvenir en tant qu’arbitre ?

Difficile d’identifier un souvenir mémorable en quelques mois d’arbitrage.
Mais j’ai fait face à une situation des plus cocasses : lors d’un match de Régional U15 masculine, vers la fin du 2eme quart-temps, j’aperçois un écrou au sol près d’une ligne de fond. Sans trop comprendre d’où cet écrou peut provenir, je le bouge avec mon pied pour éviter qu’un joueur ne marche ou ne glisse dessus. On ne sait jamais !
Lors de la mi-temps, je vais au vestiaire afin d’échanger avec les observateurs (car il s’agissait d’un match où j’étais observé dans le cadre de ma formation). Pendant ce temps là, des jeunes du public tirent et dunkent au panier.
En revenant des vestiaires, je constate avec interrogation que l’un des paniers est anormalement trop penché : une vis du panier est tombée. L’écrou est celui qui supportait la vis !!!!
Donc situation assez hors du commun qui a entrainé un petit retard du match le temps de remettre en place le panier car celui-ci était impraticable et surtout dangereux.
Quelles compétences l’arbitrage t’a permis de développer ? 
D’un point de vue comportemental, la confiance en moi. Mais aussi au niveau basket la connaissance du règlement de manière plus juste. Cela m’a permis de mettre les points sur les « i » sur différents aspects du règlement que nous ne connaissons parfois que vaguement.
Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui n’ose pas se lancer dans l’arbitrage ?
Il est vrai qu’être arbitre n’est pas quelque chose de facile car nous prenons la responsabilité pour que le match se déroule dans les meilleurs conditions. Et aussi parce que le rôle d’arbitre est assez décrié et n’est pas mis en lumière (trop souvent à cause du comportement des joueurs/coach/public).
C’est pour cela que je peux donner un conseil qui est assez important : c’est d’y mettre les attitudes et d’y aller à fond. Jouer RP (Rôle Play) : jouer un rôle comme le ferait un acteur dans une pièce de théâtre.
En faisant ça, vous allez faire abstraction (petit à petit) de la peur que peut procurer l’arbitrage.
L’expérience d’Antoine te donne envie de te former à l’arbitrage au GBCH ?